MINING INDABA KOLWEZI

La République Démocratique du Congo dispose d’un potentiel minier très diversifié et inégalement réparti sur l’ensemble du pays. Depuis la promulgation de l’actuel Code Minier en 2002, la situation de la recherche géologique et minière en RDC a notablement évolué et ses mesures d’application ont attiré un nombre croissant d’industriels miniers. L’exploitation industrielle est assurée principalement par des sociétés minières mixtes ou des joint-ventures et les sociétés privées. La production industrielle à grande échelle se concentre principalement au Katanga, Sud-Kivu, Maniema et dans la Province Orientale tandis que l’exploitation minière artisanale est concentrée quant à elle dans les provinces du Kasaï Oriental, du Kasaï Occidental, du Katanga, du Maniema, du Nord Kivu, du Sud Kivu et la Province Orientale.

L’exploitation et le commerce des minerais issus du secteur artisanal échappent en partie au contrôle de l’État et les recettes fiscales qui en sont tirées ne contribuent pas significativement aux finances publiques.

Dans les deux secteurs, industriel et artisanal, la question de gouvernance se pose avec acuité et les défis sont énormes. La production du cuivre de la RDC est passée de 995 805 tonnes en 2015 à 1 021 634 tonnes en 2016 selon la FEC. Cependant, les impacts de ces activités minières, industrielles comme artisanales ont un impact négatif sur les communautés affectées par ces activités. Avec toutes ses performances, liées à la croissance de la production minière, encore avec la reprise de l’augmentation des cours des métaux sur le marché international, il n’y a pas une place de choix en faveur des communautés locales affectées par les activités minières, qui sont parfois délocalisées sans aucune considération quelconque ou encore sans opérations et application des meilleures pratiques internationales.Continue reading