Vers la mise en place d’une Coordination des PTFs pour un appui technique et/ou financier à l’ITIE-RDC

Vers la mise en place d’une Coordination des PTFs pour un appui technique et/ou financier à l’ITIE-RDC

Le 04 septembre 2020


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Vendredi 04 septembre 2020, le Cercle « Le Gourmand » de la Gombe a servi de cadre aux échanges,   directs et par vidéo-conférence, entre le Coordonnateur National (CN) de l’ITIE-RDC, Ir. Jean-Jacques KAYEMBE MUFWANKOLO, et un groupe des Partenaires Techniques et Financiers résidant à Kinshasa et les représentants des Ongs internationales. Ces échanges avaient pour objectif d’analyser les possibilités de mettre en place une Coordination pérenne des PTFs devant accompagner l’ITIE dans sa mission de promouvoir la transparence et la bonne gouvernance dans le secteur extractif congolais.

Prenant la parole, le CN a rassuré les PTF de la détermination du Comité Exécutif de ne pas rater la publication du rapport assoupli au 31 décembre 2020 et de respecter ainsi l’Exigence 4.8 sur la ponctualité de publications des données. A cet effet, il a décortiqué à l’intention de ses hôtes, les différentes activités reprises dans la feuille de route (FDR) des priorités à réaliser entre juillet et décembre 2020. Cependant, a-t-il souligné, le Gouvernement congolais connait d’énormes difficultés à exécuter cette FDR à cause de la crise due à la pandémie de Covid-19, alors que son échéance  devient de plus en plus contraignante.

Il a indiqué que le rapport à produire porte sur les exercices fiscaux 2018, 2019 et 2020 (premier semestre) et devra couvrir toutes les insuffisances  relevées dans le rapport de validation qui ont fait l’objet de 13 mesures correctives à satisfaire pour atteindre le niveau des pays ayant accompli des «Progrès satisfaisants.»

Le CN a également présenté un aperçu général sur les problèmes prioritaires, les principaux défis ainsi que les perspectives dans le secteur.

Il a briefé à l’intention de ses hôtes, quelques facteurs externes  qui peuvent influencer négativement le processus, dont notamment le non accompagnement du processus par des partenaires au développement.    « Cette situation serait fatale à la mise en œuvre car seul les fonds provenant du Gouvernement Congolais ne suffisent pas pour atteindre les objectifs fixés dans la feuille de route », a déclaré le CN.

Au cours de cette réunion, le Coordonnateur National s’en est remis aux PTFs qui voudraient bien accompagner techniquement et/ou financièrement la feuille de route des activités préliminaires à la validation devant débuter le 16 avril prochain. 

Certains parmi ces partenaires ont répondu favorablement. C’est le cas notamment de NRGI  qui s’est engagé de prendre en charge les frais de consultance pour l’étude sur la divulgation des contrats, les frais liés à la publication du Décret sur la propriété réelle, les frais de consultance pour l’étude sur la SICOMINES ainsi que les frais de l’étude sur la redevance minière, comme l’a indiqué M. MPONGE Descartes, son chargé de programme.

Le Fond Monétaire International (FMI), actuellement  en mission virtuelle à Kinshasa pour procéder à la revue du programme de référence a pris l’option de poursuivre son plaidoyer auprès du gouvernement congolais afin qu’il s’assume à financer l’ITIE-RDC. C’est ce qu’a indiqué Philippe Egume, le représentant pays du FMI en RDC.

L’Ambassade de Belgique, par le biais de son émissaire Mme Maite MORREN,  a promis de mettre à la disposition du ST les experts d’ENABEL, à condition d’avoir de plus amples clarifications sur telle ou telle autre activité, allusion faite aux termes de référence.

Mme Agathe TSHIMPANGA, parlant au nom de l’USAID, a renseigné que sa structure serait en mesure de prendre en charge la collecte des données si bien qu’une bonne partie de leurs activités  reposent sur la redevance et le secteur minier artisanal.

Intervenant depuis Oslo, Mme Indra THEVOZ, responsable pays et de politique de l’ITIE au Secrétariat international, a fait comprendre que l’intérêt pour les partenaires est surtout celui de s’assurer qu’il y a un cadre de dialogue viable entre les représentants du gouvernement à haut niveau d’une part et les représentants crédibles de la société civile et des grandes entreprises de l’autre. Elle a invité les PTFs à épauler le ST de l’ITIE-RDC surtout pendant cette période de covid-19 où les ressources de l’Etat se font de plus en plus rares.

Le Coordonnateur National a précisé qu’au premier vu c’est  le gouvernement qui devrait supporter à 100% cette feuille de route dont le coût global s’élève à 1.116.120,02 dollars américains.

«Au niveau du gouvernement les lignes ne bougent pas alors que le temps est à notre défaveur», a lâché Jean-Jacques Kayembe qui a tout de même reconnu les bonnes intentions des pouvoirs publics.

Pour Descartes MPONGE de NRGI, la précision selon laquelle les montants repris sur la feuille de route ne sont pas statiques et sont encore discutables.

Autre précision donnée par le Coordonnateur National tient au fait que le Comité National de l’ITIE-RDC  a accepté l’accompagnement des PTFs suivant les directives et les procédures des passations des marchés appliquées par eux, pourvu que tout se fasse sous sa responsabilité et sa supervision.

Annette JUMA, conseillère technique au sein du projet Développement économique intégré du secteur minier à la coopération allemande (DISM), a  appuyé l’idée  d’un plaidoyer collectif auprès des autorités attitrées pour accélérer l’appropriation par celles-ci du processus ITIE.

Les organisations ayant pris part à cette table-ronde ont affirmé leur disponibilité à accompagner l’ITIE-RDC dans les activités programmées dans sa feuille de route.

Cette séance a été également mise à profit pour réaliser plusieurs contacts entre les PTFs et organiser d’autres séances de travail marathon.

Cellule de communication

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MADY Grâce administrator