Kolwezi, 05 juin 2026 — Les membres du Comité de Suivi Technique (CST) de l’Output IV du projet DISM II ont participé à une retraite stratégique de huit jours à Kolwezi, dans la province du Lualaba, afin d’évaluer les progrès réalisés, les défis rencontrés ainsi que les acquis enregistrés dans le cadre de la mise en œuvre de cette composante dédiée au renforcement de la mobilisation des recettes minières.
Organisée par le Comité d’Orientation de la Réforme des Finances Publiques (COREF) et la GIZ, en collaboration avec l’ITIE-RDC, cette mission s’est tenue du 30 mai au 6 juin 2026 conformément à l’ordre de service collectif émis par le ministère des Finances à travers le COREF. Elle avait pour objectif de dresser un état des lieux des résultats obtenus, d’identifier les contraintes persistantes et de définir des perspectives susceptibles de consolider les acquis du projet et d’accompagner la poursuite des réformes engagées.
Les travaux ont été cofacilités par Judel Tshikub pour le compte du COREF et Adrien Mwenyemali pour la GIZ. Dès la première journée, les participants ont suivi plusieurs présentations consacrées aux activités mises en œuvre dans le cadre de l’Output IV. Les organisations bénéficiaires, notamment le Centre Carter, la LITRASE, l’ASBL Oisillons et l’ITIE-RDC, ont partagé leurs réalisations ainsi que les résultats obtenus dans le domaine de la gouvernance du secteur extractif et de la mobilisation des recettes publiques.
À cette occasion, l’ITIE-RDC a présenté plusieurs initiatives innovantes visant à renforcer la divulgation systématique des informations dans le secteur extractif congolais. Parmi celles-ci figurent le développement d’une application de cartographie des réalisations financées dans le cadre des cahiers des charges miniers, la traçabilité des projets financés par la quote-part des Entités Territoriales Décentralisées (ETD) issue de la redevance minière ainsi que le suivi des réalisations soutenues par la dotation de 0,3 % du chiffre d’affaires des entreprises extractives destinée aux communautés locales.

Ces outils numériques ont pour ambition de renforcer la transparence dans la gestion des revenus extractifs, tout en permettant aux citoyens de mieux apprécier les retombées concrètes de l’exploitation des ressources naturelles sur le développement de leurs communautés.
La deuxième journée de la retraite a été consacrée à une revue approfondie des indicateurs du projet. Les membres du CST ont procédé à l’analyse des différents axes d’intervention afin d’évaluer le niveau d’atteinte des résultats attendus et de mesurer les impacts générés sur la gouvernance des ressources extractives ainsi que sur la mobilisation des recettes publiques.
L’un des temps forts de cette retraite a été la visite de terrain organisée à la mine COMMUS, entreprise du groupe chinois Zijin opérant dans la province du Lualaba. Cette immersion a permis aux participants de découvrir les différentes étapes de la chaîne de valeur du cuivre, depuis l’extraction du minerai jusqu’à sa transformation en cathodes destinées à l’exportation.
Cette visite a offert une meilleure compréhension des réalités opérationnelles de l’industrie minière et des enjeux techniques, économiques et fiscaux associés à l’exploitation du cuivre. Elle a également favorisé des échanges constructifs entre les représentants des administrations publiques, les partenaires techniques et financiers ainsi que les organisations de la société civile autour des défis et opportunités liés à l’amélioration de la mobilisation des recettes minières.
Les discussions ont par ailleurs permis de renforcer la compréhension commune des mécanismes de gouvernance du secteur extractif et de leur contribution au développement économique de la République démocratique du Congo. Cette approche alliant réflexion stratégique et immersion sur le terrain a été saluée par les participants comme un moyen efficace de rapprocher les analyses institutionnelles des réalités vécues quotidiennement par les acteurs de l’industrie minière.
La retraite a réuni des représentants du COREF, de la GIZ, de la CTCPM, de l’ITIE-RDC, de la Division des Mines, de la DGI, de la DGRAD, des ministères du Budget, du Plan et des Finances, du CAMI ainsi que plusieurs organisations de la société civile.
Au terme des travaux, les participants ont réaffirmé leur engagement à poursuivre les réformes destinées à renforcer la gouvernance du secteur extractif et à améliorer la mobilisation des recettes minières au bénéfice du développement national. Cette retraite stratégique aura ainsi permis non seulement d’évaluer les actions réalisées, mais également de définir les orientations futures en faveur d’une gestion plus efficace, transparente et inclusive des ressources naturelles de la République démocratique du Congo.