Bruxelles, le 8 octobre 2026 — La 10ᵉ Conférence mondiale de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) s’est ouverte ce jeudi à Bruxelles, sous le thème : « La transparence pour une prospérité partagée ». Coorganisée par le Gouvernement belge et la Commission européenne, cette rencontre internationale réunit plus de mille participants issus des gouvernements, des entreprises, de la société civile et des partenaires au développement.
La cérémonie d’ouverture, organisée au SQUARE Brussels Convention Centre, a été officiellement lancée par Maxime Prévot, Vice-Premier ministre et ministre belge des Affaires étrangères, des Affaires européennes et de la Coopération au développement.
Modérée par Mark Robinson, Directeur exécutif de l’ITIE, la séance plénière inaugurale a réuni Helen Clark, présidente sortante du Conseil d’administration de l’ITIE, Marjeta Jager, directrice générale adjointe de la Direction générale des partenariats internationaux de la Commission européenne, ainsi que Guylain Nyembo Mbwizya, ministre d’État, ministre du Plan et de la Coordination de l’aide au développement de la République démocratique du Congo et président du Comité exécutif de l’ITIE-RDC.
Prenant la parole au nom de la RDC et en représentation du Président de la République, Félix Tshisekedi, Guylain Nyembo a défendu une gouvernance transparente des ressources naturelles, axée sur une meilleure redistribution des revenus au profit des populations.
Pour le ministre d’État, la transparence ne doit pas être considérée comme une finalité, mais comme un instrument de bonne gouvernance, de redevabilité publique et de renforcement de la confiance entre les institutions et les citoyens. Il a souligné la nécessité de faire des ressources naturelles un levier de développement économique et de progrès social pour les populations congolaises.
Dans un contexte marqué par la transition énergétique et la demande croissante en minerais critiques, le ministre a plaidé pour des partenariats plus équilibrés entre les pays producteurs, transformateurs et consommateurs. Il a notamment insisté sur la transformation locale des matières premières, l’industrialisation, le transfert de technologies et de compétences, ainsi que la création d’emplois durables.
Les travaux de la conférence portent sur les réponses à apporter aux tensions géopolitiques, à l’incertitude économique, aux risques de corruption, au rétrécissement de l’espace civique et aux défis liés aux marchés de l’énergie et des minerais. Les participants examinent le rôle des données, de la transparence et du dialogue multipartite dans la promotion d’investissements responsables et d’une gouvernance durable des ressources naturelles.
À travers sa participation, la RDC réaffirme son engagement à consolider les réformes engagées dans le cadre de la Norme ITIE, à l’approche de sa Validation 2026, afin que les revenus tirés du secteur extractif contribuent davantage au développement du pays et à l’amélioration des conditions de vie de la population.



