Réunis le 5 octobre 2026, les représentants des pays de mise en œuvre de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives ont placé le renforcement des secrétariats nationaux, l’apprentissage entre pairs et l’impact concret de la transparence au cœur de leurs priorités.
Le collège des pays de mise en œuvre de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) a tenu, le 5 octobre 2026, une importante réunion consacrée à la gouvernance du collège, au soutien des secrétariats nationaux et aux orientations du prochain mandat du Conseil d’administration.
Ouverte à 10 h 14 par Bady Baldé, la séance a débuté par un tour de table des participants. La conduite des travaux a ensuite été assurée par Gisela Granado, du Secrétariat international, avec Jean-Jacques Kayembé, jusqu’à la clôture de la session.
Les discussions ont mis en lumière les difficultés persistantes auxquelles font face les secrétariats nationaux : insuffisance des financements et des effectifs, faiblesse des systèmes numériques, accès inégal à Internet et manque de compétences spécialisées. Une étude menée auprès de 48 pays mettant en œuvre l’ITIE a notamment identifié des besoins prioritaires en matière de systèmes de données, mobilisation de fonds, suivi-évaluation, communication et appui juridique.
Le Secrétariat international a annoncé la préparation d’une offre d’assistance technique ciblée, dont le déploiement progressif est envisagé à partir du premier trimestre 2027. Les participants ont également insisté sur l’importance des échanges entre pays, afin de partager des expériences adaptées aux réalités nationales et de renforcer les capacités des équipes.
La délégation de la République démocratique du Congo a rappelé que l’enjeu majeur ne réside plus seulement dans le respect formel des exigences de la Norme ITIE, mais dans leur traduction en réformes concrètes. « Passer de la Norme à l’action, de l’action à la réforme et de la réforme à l’appropriation », telle est l’ambition mise en avant pour que la transparence produise des effets visibles pour les administrations, les entreprises et les communautés.
Les échanges ont aussi porté sur la représentation du collège au sein des comités du nouveau Conseil d’administration. Les participants ont souligné la nécessité d’une présence active dans les espaces de décision, tout en recommandant qu’un même représentant ne siège généralement pas dans plus de deux comités, compte tenu de la charge de travail. Le recours au statut d’observateur devra également permettre une participation élargie aux travaux du Conseil.
Dans son intervention, Jean-Jacques Kayembé a remercié les membres du collège pour la confiance placée en lui. Il s’est engagé à favoriser une concertation inclusive, à renforcer la coordination entre les pays de mise en œuvre et à porter leurs préoccupations dans les délibérations du Conseil d’administration.
Les délégations du Sénégal, de la Mauritanie, de la Côte d’Ivoire, du Congo et d’autres pays ont, pour leur part, partagé leurs expériences sur la préparation à la Validation, la sécurité numérique, la dématérialisation, la divulgation systématique, la propriété effective et la mobilisation des recettes intérieures.
Les participants ont enfin plaidé pour une stabilisation de la Norme ITIE, afin de laisser aux pays le temps de s’approprier les nouvelles exigences, notamment celles liées aux données environnementales et à la modélisation des recettes. L’intelligence artificielle, l’apprentissage régional, la transformation locale des ressources et la continuité institutionnelle figurent également parmi les leviers identifiés pour renforcer l’efficacité de l’Initiative.
À l’issue de la réunion, le collège a réaffirmé son attachement à une gouvernance fondée sur le consensus, la transparence et la redevabilité. Les contributions recueillies devront alimenter les prochaines discussions du Conseil d’administration et guider les actions à mener en faveur d’une meilleure gouvernance des ressources naturelles.

