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Conférence mondiale ITIE 2019 : la RDC présente à Paris

Il s’est ouvert ce mardi 18 juin 2019 en France, la Conférence mondiale 2019 de l’Initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE), au centre de conférences de l’OCDE à Paris.

 La délégation de la République démocratique du Congo était conduite  par Monsieur Guylain Nyembo, Directeur de cabinet adjoint du Chef de l’Etat en charge de l’Economie et Reconstruction.

 Cet évènement phare organisé tous les trois ans, est une occasion pour les gouvernements, la société civile et les dirigeants d’entreprises extractives d’apprendre des uns et des autres et d’adopter  les meilleures pratiques en termes de transparence et de bonne gouvernance des ressources naturelles

Cette dernière conférence a eu pour thème principale : « Ouvrir les données, renforcer la confiance ». Plusieurs réflexions se sont articulées autour de ce thème, à savoir : l’intégration à travers les données ouvertes, la divulgation des données relatives à l’impact social et environnemental des industries extractives, comment le gouvernement  et le secteur extractif peuvent utiliser  les données sur la propriété réelle pour renforcer la lutte contre la corruption, l’égalité des sexes et la diversité dans la gouvernance des ressources naturelles etc.

À l’ouverture de la Conférence mondiale, Monsieur Fredrik Reinfeldt, président sortant de l’ITIE, a officiellement lancé la nouvelle Norme ITIE 2019, les principales innovations apportées concernent : la transparence des contrats, Participation de l’État et commerce des matières premières, l’impact environnemental et social, l’égalité de genre et l’intégration de la transparence.  

Aussi, en prélude à cette conférence, l’Assemblée générale des membres de l’ITIE international a confirmé, lundi 17 juin 2019, la Néo-zélandaise Helen Clark comme présidente du Conseil d’administration de l’ITIE en remplacement de Monsieur Fredrik Reinfeldt, pour un mandat de 3 ans. Ledit conseil dont fait partie Madame Marie-Thérèse Holenn Agnong, Coordonnatrice ad intérim au Secrétariat technique de l’ITIE-RDC, également élue.

Pour sa part, Mark Robinson, Directeur exécutif de l’ITIE, s’est félicité de la nomination d’Helen Clark. Selon lui,  les compétences politiques et diplomatiques de l’heureuse promue contribueront à façonner l’ITIE, qui continue à jouer un rôle important en tant que référence en matière de gouvernance et de transparence dans le secteur extractif.

La nouvelle présidente de l’ITIE a, quant à elle, exprimé son appréciation pour le travail des anciens dirigeants de l’ITIE avant de promettre travailler avec plus de 50 pays dans le monde pour améliorer la transparence, la responsabilité et la gouvernance pour relever la barre de la gouvernance dans le secteur extractif.

Helen sera la quatrième présidente de l’ITIE et la deuxième femme à assumer ce rôle.

 

                                                     Cellule de communication ITIE-RDC

Transparence et bonne gouvernance : les maîtres-mots de SEPM Sylvestre Ilunga Ilunkamba

Comme d’aucuns le savent déjà, le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a, dans une ordonnance rendue publique lundi, nommé le Professeur Sylvestre Ilunga Ilunkamba au poste de Premier ministre. Il succède ainsi à Bruno Tshibala qui occupait ce poste depuis le 07 avril 2017.

 Pour sa part, quelques instants seulement après cette nomination tant attendue, cet ancien Président du conseil d’administration de la Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC), a considère son élévation comme une lourde responsabilité en ce moment crucial que traverse la République démocratique du Congo. « Je considère ma nomination comme une lourde responsabilité à ce moment crucial de l’histoire de notre pays. Je m’engage à mobiliser toutes mes capacités pour pouvoir faire fonctionner de façon harmonieuse la coalition au niveau du gouvernement et à contribuer à l’amélioration des conditions de vie des citoyens congolais dans la transparence et la bonne gouvernance »a promis Sylvestre Ilunga lors de sa toute première intervention à la presse à la Cité de l’Union africaine.

S’agissant des priorités qu’il a reçues de la part de Félix Tshisekedi, Ilunga    Ikunkamba a déclaré ceci :

« Le Président de la République en me recevant a esquissé ce qu’il considère comme les secteurs importants pour l’action du gouvernement, c’est le social, c’est-à-dire, l’éducation, la santé, bien sûr la priorité dans un pays post-conflit comme le nôtre c’est la sécurité et la restauration de la paix ».

Il a remercié le Président de la République, Félix Tshisekedi de l’avoir nommé en lui « assurant de sa confiance dans cette lourde mission », mais aussi M. Joseph Kabila qui l’a proposé comme candidat Premier ministre.

Le Pr. Sylvestre Ilunga Ilunkamba est docteur en sciences économiques de l’Université de Kinshasa (UNIKIN). Il a assumé deux fois les fonctions de ministre de Plan et des Finances, et quatre fois celles de vice-ministre.

Comme il faut s’en rendre compte, la transparence, qui est l’une des principales missions de l’actuel Premier ministre de la RDC, se trouve être également le leitmotiv de l’Initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE). Cela pour autant que la Norme ITIE est la norme internationale pour la transparence et la responsabilité entourant les ressources pétrolières, gazières et minérales d’un pays. Eu égard  à ce qui précède, le staff dirigeant de l’ITIE-RDC ose croire que l’accompagnement du tout nouveau chef du gouvernement congolais aux activités de son organisation sera un atout majeur pour extirper l’opacité dans la gestion des ressources naturelles en RDC.

Cellule de communication/ITIE-RDC

La transparence des opérations menées par les EP et la faisabilité de la déclaration par projet

En exécution du Plan de travail triennal 2018 -2018le Secrétariat technique de ITIE-RDC,  ST en sigle, a tenu deux réunions techniques, du 15 au 16 mai 2019, dans la salle « Transparence », qui ont regroupé d’une part ses experts et de l’autre, les points focaux ITIE des entreprises publiques (EP), pour la première réunion, et pour la seconde, ceux des entreprises pétrolières et minières ayant  leurs sièges à Kinshasa et concernées par la déclaration par projet.

Les deux réunions ont été ouvertes et clôturées par Mme la Coordonatrice national ai de l’ITIE-RDC, Me Marie-Thérèse Holenn Agnong.

Le premier jour de ces travaux a été consacré à un atelier  portant sur la transparence des opérations menées par les entreprises publiques extractives. Les parties ont particulièrement examiné la question de la dépense quasi fiscale et celle de la publication des états financiers des EP.

Concernant la dépense quasi-fiscale, il était question de convenir d’une définition et d’un formulaire adaptés de cette information.

Le ST a présenté une définition tirée de l’exigence 6.2  de la Norme qu’il a illustrée avec plusieurs cas, cela pour faciliter la compréhension. Il a ensuite présenté  celle qui avait été convenue au cours d’une réunion similaire  tenue  à Lubumbashi le 25 avril 2019, entre le ST et les points focaux des EP.

Il en a été de même que pour le formulaire de déclaration.

Après échanges assez fructueux, les participants ont convenu  d’améliorer la définition et  le formulaire adoptés à Lubumbashi.

Ainsi donc, les participants ont convenu qu’une  dépense  « quasi-fiscale »  est « tout paiement autre que les dépenses sociales classiques, extérieur au budget de l’Etat, effectué par une entreprise essentiellement publique extractive, à la suite d’un accord ou d’une instruction écrite ou verbal du gouvernement central ou provincial, dans l’intérêt général de la population ».

 La définition et le  formulaire améliorés convenus sont repris ci-dessous.

Au sujet de  la publication des états financiers des EP, les participants, se basant, une fois de plus, sur la présentation du ST, la déclaration de Lubumbashi et sur la lettre du Ministre du Portefeuille instruisant le ST et les EP de se mettre d’accord pour convenir des moyens  pratiques de publication, ont, après échanges, convenu  des modalités suivantes : les sites internet des entreprises publiques extractives, du ministère du Portefeuille (spécialement pour celles des entreprises publiques extractives dépourvues du site internet), ainsi que le site internet du Comité exécutif national de l’ITE-RDC.

 Pour ce qui est de la deuxième réunion technique consacrée à « la faisabilité de la déclaration par projet », les participants ont avant tout circonscrit ce qu’il faille appeler projet  puis ont  échangé sur la faisabilité de déclarer par projet.

Concernant la terminologie  projet, de commun accord, les  participants ont accepté que  « Projet » soit considéré comme toute entreprise minière ou pétrolière à part entière, telle que définie dans son projet social.

S’agissant de la faisabilité de la déclaration par projet, les participants ont planché sur trois points : les entités déclarantes,  les flux susceptibles d’être déclarés et les préalables à la déclaration par projet.

Les entités déclarantes  retenues pour effectuer la déclaration sont bien entendu les entreprises extractives et les agences étatiques.

Quant aux flux à déclarer, le principe  était que le flux doit être lié soit à une licence, un permis, un contrat, un accord, une convention… En conséquence, les flux  à caractère général, doivent être exclus de la déclaration par projet, du moins dans un premier temps.

Ainsi les participants se sont appliqués à un exercice de parcourir le référentiel ITIE 2016 en vue d’y identifier les flux  susceptibles d’être déclarés par projet et ceux à déclarer par entreprise.

Le tableau des flux  a été dressé par les participants. Il distingue, par secteur, les flux à déclarer par entreprise de ceux à déclarer par projet. Il est posté sur le site de l’ITIE-RDC.

Pour ce qui est des  préalables à la déclaration, deux ont été soulignés et sont à considérer : l’harmonisation de la définition du terme « projet extractif» au niveau du pays ainsi que les  aménagements d’ordre légal, fiscal et comptable.

Enfin, les points focaux des entreprises extractives et les experts de l’ITIE-RDC ont harmonisé leurs vues pour que les flux pétroliers concernant exclusivement les entreprises sous régime du contrat de partage de production non représentée à cette rencontre, soient revus avec ces derniers à une autre occasion, pour convenir de leur mode de déclaration.

C’est sur cette bonne note que la deuxième et la dernière journée de ces réunions marathons a pris fin.

 

                                                                                                               Cellule de communication/ITIE-RDC

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Un parterre d’experts de l’ITIE-RDC formés sur la gestion des ressources naturelles à l’Ile Maurice

 Du 29 avril au  1er mai  2019 à Bramer House, CyberCity, Ébène, à l’Ile Maurice, Madame Holenn Agnong, Messieurs Baby Matabisi, Hugues Tshiunza et Franck Nzira respectivement Coordonnateur National a.i  de l’ITIE-RDC, Chargé de programmes au Carter  Center, expert au CTR et Expert technique responsable au Secrétariat technique de l’ITIE -RDC, ont participé  à un  séminaire de formation sur la ” Gestion et  des Ressources Naturelles” organisé par le Centre  ” Africa Training Institute”avec l’appui du Fonds Monétaire International. 

 Plusieurs autres délégations venant de divers pays africains francophones et anglophones ont également pris part à ladite formation qui était  dispensée en anglais. 

Durant les deux premiers jours, les concernés ont assisté avec assiduité à cet important séminaire  qui a  traité  des points ci-après :  

1.  Vue d’ensemble du cadre analytique des revenus et  de la nomenclature “GFS”Code

2.  Données ouvertes  et enregistrement des données ITIE suivant le GFS code

3.  Types de revenus, principes de leur enregistrement et modalités de classification suivant le GFS code

4.  Les règles comptables d’enregistrement des revenus incluant des exercices  guidés

5.   Études des cas  de gestion des revenus

Le troisième jour a été consacré aux échanges entre participants, à la délivrance des brevets de participation et à la clôture du séminaire. 

Trois spécialistes ont animé ce séminaire. Il s’agit de: Hector Herandez (économiste senior au FMI), Danny Labonte (consultant au FMI) et Hugo Paret (expert au secrétariat international de l’ITIE)

C’est avec beaucoup de satisfaction que la délégation  est rentrée au pays le 02/05/2019 avec un plus  sur la maitrise de l’enregistrement des revenus suivant le GFS code.  

Rappelons que le principal objectif de l’Institut de formation pour l’Afrique est de contribuer à l’amélioration des politiques macroéconomiques et financières moyennant une formation de haute qualité qui permettra d’appuyer une croissance économique durable et la réduction de la pauvreté en Afrique subsaharienne.

L’Institut de formation pour l’Afrique, qui a ouvert ses portes à l’île Maurice en 2013, s’est intégré au réseau de centres régionaux que le FMI a mis en place de par le monde et dont la mission est de contribuer au développement des capacités nationales en matière de politique économique, grâce au transfert de connaissances et à la diffusion de pratiques optimales.

 Ce centre installé sur le continent permet au FMI de former encore davantage de fonctionnaires à l’avenir.

 Par l’intermédiaire de l’Institut de formation pour l’Afrique, le FMI offre un large éventail de cours dans divers domaines — politiques budgétaire, monétaire et de change, viabilité de la dette, supervision du secteur financier ou encore gestion des recettes issues des ressources naturelles —, ce dernier sujet revêtant une importance croissante pour les pays africains. Le programme inclura aussi les questions touchant à l’intégration régionale.

 Les cours dispensés par l’Institut sont adaptés aux besoins des décideurs africains et ancrés dans les réalités macroéconomiques de l’Afrique, ce qui est un atout majeur pour un institut de formation régional.

 La formation dispensée à l’Institut s’adresse aux cadres des pays d’Afrique subsaharienne et des organisations régionales implantées localement. Seuls ceux qui y ont été invités peuvent assister aux cours.

L’institut établi à Maurice est financé par un fonds fiduciaire pluridonateurs, dont la supervision sera assurée par un Comité d’orientation représentant les pays contributeurs. Les bailleurs de fonds actuels de l’Institut sont l’Australie, Maurice et la Chine.

Cellule de communication ITIE-RDC

Vers un ancrage entre l’ITIE-RDC et la Cour des comptes!

Conseillers, Magistrats et autres acteurs de la Cour des comptes  sont désormais édifiés sur l’utilisation des données contenus dans les rapports de l’Initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE-RDC), afin d’auditer les comptes de celle-ci.  Un atelier de deux jours, organisé quant à ce, du 25 au 26 avril 2019, assuré par les experts du Secrétariat technique de l’ITIE-RDC, a été consacré à cette formation.

Ces journées de réflexion et de renforcement des capacités qui ont eu pour cadre la salle « Transparence » de l’ITIE-RDC, ont non seulement permis aux experts de deux parties d’évaluer la faisabilité de certification des recettes de l’Etat mais aussi et surtout  de se comprendre mutuellement leurs missions respectives, afin de concrétiser la demande maintes fois exprimée  par les parties prenantes, celle de voir la Cour des comptes s’approprier désormais ses prérogatives de certification, en lieu et place de l’Inspection Générale des Finances (IGF), selon la Norme ITIE.

La première journée de ces travaux  a été essentiellement consacrée aux missions de l’ITIE, son fonctionnement, la Norme ITIE ainsi qu’aux fondamentaux des rapports de l’ITIE, cet organe multipartite international œuvrant pour la promotion d’une gestion ouverte et redevable des ressources pétrolières, minérales et gazières, voire forestière, dans une certaine mesure.

A la deuxième journée, un expert de la Cour des comptes a, d’abord, exposé sur les statuts, la nature, les missions et l’indépendance  de ladite Cour.

Le Magistrat KATENGA FOLO ALEMO,  puisque c’est de lui qu’il s’est agi, Président de chambre chargée des comptes et évaluation des politiques, programmes et actions publics des entreprises du Portefeuille, établissements et organismes publics,  a fait savoir que la Cour des comptes est une institution constitutionnelle supérieure,  dotée d’un pouvoir général et permanent  de contrôle des finances publiques.

Ces prérogatives lui sont conférées notamment par  l’expression de l’alinéa 1er de l’article 178 de la constitution ainsi que de l’article 24 de la loi organique n°18/024 du 13 novembre 2018,  indiquait l’intervenant, dans la première partie de son discours. Et de poursuivre : « La compétence du juge des comptes est commandée par la nature des deniers au moyen desquels ont été effectuées les opérations dont il est ou doit être rendu compte. Les opérations financières des entreprises du portefeuille, des établissements publics à caractères industriel et commercial qui échappent aux règles ordinaires de la comptabilité publique relèvent également de la compétence du juge des comptes. En tant que commissaire aux comptes, elle certifie la régularité, la sincérité et la fidélité des comptes du pouvoir central, des provinces et des entités territoriales décentralisées. ».

 Dans la seconde partie de son exposé portant sur l’indépendance de la Cour, l’orateur a renseigné que le pouvoir juridictionnel de la Cour des Comptes, assis sur des dispositions constitutionnelles et légales, est indépendant du pouvoir législatif et du pouvoir exécutif, dans l’exercice de ses attributions et que la Cour des Comptes n’est soumise qu’à l’autorité de la loi, référence faite à l’Article 5 de la loi organique. Par conséquent, en tant que juridiction financière, juge des comptes, la Cour des Comptes jouit de l’indépendance reconnue aux cours et tribunaux dans l’exercice de ses missions.

Somme toute, la Cour des Comptes relève de l’Assemblée Nationale. Qu’à cela ne tienne, a-t-il été précisé, il ne s’agit donc pas là d’une tutelle, mais plutôt de la volonté de l’Assemblée Nationale, en tant que représentation nationale du peuple, de disposer de l’expertise de la Cour des Comptes dans le dialogue budgétaire avec le pouvoir exécutif.

De son coté, le conseiller Louis Kinzhele Ndala Lele, Spécialiste de formation de l’IDI à la Cour de compte et mentor de l’INTOSAI, a énuméré les différents points de parallélisme existant entre les procédures ITIE et ladite cour. Il s’agit notamment : de la revue documentaire des textes légaux et réglementaires, la revue analytiques des statistiques de production et des revenu, la collecte d’éléments probants, l’entrevue avec les parties prenantes, la rédaction d’une feuille d’observations adressée aux parties prenantes, la réception et analyse des réponses, l’organisation des séances de contradiction avec les parties prenantes, la rédaction du rapport provisoire et demande d’avis du parquet, l’envoi du rapport provisoire aux parties prenantes et réception des réactions des parties prenantes ainsi que la rédaction du rapport définitif adopté par la chambre en présence du parquet qui donne ses avis.

Pour le Coordonnateur national ai de l’ITIE-RDC, Maître Marie-Thérèse Holenn Agnong, les données ITIE étaient en son temps, provisoirement certifiées par l’Inspection générale des finances (IGF), tout simplement parce que la Cour des comptes n’était pas bien structurée et n’avait pas encore reçu mandat de faire la certification. Et aujourd’hui, avec la loi intervenue le 13 novembre 2018, la Cour a encore reçu le mandat de certifier les comptes et les déclarations faites par les institutions publiques.

D’une manière générale, la Cour des comptes n’intervient que dans les finances publiques, mais par ricochet et de façon indirecte, elle s’intéresse à ce que les autres auxiliaires font.

Comme l’on peut bien s’en rendre compte, avec cette similitude les données ITIE ne seront plus publiées dans les jours à venir rien que pour la bonne forme, mais elles pourront faire l’objet d’analyses au niveau de la Cour des comptes afin qu’on puisse mettre à nu toutes les pratiques illicites qui se font sur la chaine de valeur de la collecte des revenus générés par des domaines extractifs. Sans nul doute, cet ancrage va permettre à l’ITIE-RDC d’aller de l’avant, surtout que la Cour des comptes est un organe indépendant.

                                                                  Cellule de communication ITIE-RDC

Katanga : un rapport de l’Asadho sur la gestion des revenus infranationaux

L’Association Africaine de Défense des Droits de l’Homme (ASADHO) a rendu public mardi, 23 avril 2019, le rapport d’une étude menée sur les revenus infranationaux issus du secteur minier dans la province du Katanga. C’est la salle de réunion « Transparence » de l’ITIE/RDC qui a abrité cette cérémonie à laquelle ont pris part un parterre des représentants des associations  membres du réseau Société civile de la République démocratique du Congo ainsi que la Coordonnatrice de l’ITIE/RDC, Me Marie-Thérèse Holenn Agnong.

 Ce rapport dénommée «Défis de la transparence et rédévabilité dans la gestion des revenus infranationaux dans la province du Katanga », dont l’étude menée l’a été sur base de données de rapports ITIE/RDC, a connu le soutien financier de Natural  Resource Governance Institute (NRGI), a indiqué Me Jean-Claude Katende, son éditeur

 En effet, selon l’Asadho, les investissements miniers réalisés dans la province du Katanga après l’adoption du code minier de 2002 ont généré beaucoup de recettes grâce à la création de taxes provinciale sur la voirie et les concentrés miniers à l’exportation collectés au niveau de la province du Katanga et la quantité de la redevance minière rétrocédée par le Gouvernement central et provinciale. Néanmoins, fait remarquer cette association apolitique de promotion et défense des droits de l’homme, que l’affectation de ces revenus en provenance  du secteur minier collectés par la province du Katanga ne cadre pas dans la majorité des cas avec les objectifs leur assignés par les textes qui les créent. Et leur gestion soulève plusieurs préoccupations en termes de transparence et de gouvernance.

 D’après l’Asadho, ces ressources occupent une place de choix en termes de la contribution au budget de la province du Katanga.

 Ces recettes, signale-t-elle en outre dans ce rapport, proviennent des ressources minières qui sont épuisables et non renouvelables. Et la province du Katanga tout comme toutes les autres provinces minières de la RDC ne peuvent pas y compter éternellement pour leur survie et investissement. Et que leur caractère non durable appelle à la vigilance et responsabilité, poursuit-elle, en vue d’une gestion transparente et durable à même d’assurer leur développement et les aider à préparer l’après mines.

Toujours dans ce rapport, il nous revient que les pratiques identifiées dans la gestion des flux financiers infranationaux en provenance du secteur minier dans la province du Katanga pour la période allant de  2010 à 2014 ne concernent pas uniquement cette province, elles peuvent être élargies à toutes les autres provinces minières de la RDC compte tenu du contexte du pays.

 Selon Me Jean Keba, rédacteur de ce rapport, l’étude dans la province du Katanga a, au-delà des infrastructures identifiées et visibles dans la ville de Lubumbashi et dans d’autres centres urbains, relevé plusieurs défis liés à la gestion des flux infranationaux dans cette province.

Il y a un déficit de transparence dans la gestion, affectation des ressources collectées par la province au titre des trois flux retenus par la présente étude, a-t-il souligné.

Les mécanismes de transparence existants n’ont été mis à profit pour améliorer la gestion de ces flux du fait de la prééminence  du politique sur l’administration provinciale. Les services techniques qui interviennent  en amont tout comme en aval pour garantir la transparence ont été ignorés.

L’Assemblée provinciale qui dispose du pouvoir constitutionnel et légal pour encadrer et contrôler l’action du gouvernement provincial n’a pas joué ce rôle à la suite du clientélisme politique entre le gouvernement provincial et cette institution délibérative.

 L’Asadho a abouti à la conclusion selon laquelle, les initiatives tendant à l’interpellation  de membres du gouvernement sur cette gestion des flux infranationaux ont été étouffées et accompagnées des intimidations contre leurs auteurs allant jusqu’à exposer l’intégrité physique de ceux-ci. Ce qui a laissé libre court à des pratiques non transparentes dans la gestion de ces flux :

    -Signatures des contrats des marchés de réhabilitation et construction des infrastructures pour des montants très élevés sans appel d’offre préalable comme exigée par la loi ;

   -Conflit d’intérêts aux niveaux des bénéficiaires finaux et certains marchés importants souvent politiques sans capacité ni technique ni financière ;

   -L’utilisation des engins de génie civil appartenant à l’Etat et le personnel rémunéré par lui pour exécuter les marchés confiés aux privés ;

   -Absence de traçabilité et de vérification dans les préfinancements fait par les entreprises minières aux entreprises de construction ;

   -Livraison des infrastructures non viables appelant à des nouveaux financements pour les mêmes routes…

Cette étude  faite dans une durée de deux ans presque, a constaté aussi le manque de rédévabilité totale des gestionnaires de ces flux financiers vis-à-vis des représentants du peuple et de la population.

Le manque d’informations sur ces revenus et l’inaccessibilité aux données relatives à leurs utilisations n’ont pas favorisé le débat public pour permettre aux citoyens de demander de comptes.

                                           Cellule de communication ITIE-RDC

L’ONGD « Action pour le Développement » décerne un diplôme de mérite à Madame le CN a.i de l’ITIE-RDC

La reconnaissance du travail bien fait est une récompense souvent bien plus appréciée qu'un salaire, dit-on. C’est à ce titre que l’ONGD « Action pour le Développement » vient de  décerner depuis ce mercredi 17 avril 2019,  un diplôme d’excellence et de mérite dénommé : « Grand prix de la femme 2018 », à Maître Marie-Thérèse HOLENN AGNONG, Coordonnateur ai de l’ITIE/RDC

  Cette cérémonie voulue sobre, s’est déroulée au cabinet du récipiendaire, en présence d’autres membres du staff dirigeant de cette structure du ministère du Plan.

 Selon M. Kashila Pascal, président du jury, ce plébiscite est une façon pour leur ONGD de matérialiser, non seulement la reconnaissance du rendement, mais surtout le rôle joué par l’heureuse promue, depuis sa nomination à la tête du secrétariat technique de l’ITIE/RDC,  eu égard à ses performances managériales notables.

 M. Prince Zebolo, secrétaire général de cette ONGD, essentiellement composée des journalistes,  a circonscrit les critères ayant prévalu  à la remise de ce prix.

A l’en croire, leur choix fut porté  sur Maître Marie-Thérèse HOLENN AGNONG parce que cette dernière  ne cesse de démontrer depuis le début de son mandat de coordonnateur national ai de l’ITIE/RDC qu’effectivement elle a la préoccupation de contribuer à la prévalence de la transparence des entreprises extractives.

Le secteur des mines est en fait le cheval de bataille de l’économie congolaise, malheureusement elle n’a jamais répondu aux expectatives que les Congolais et le pays tout entier attendaient de ce secteur

 Ainsi donc, la providence a voulu que, dans le mépris total des autochtones, une âme courageuse soit levée pour revendiquer  plus de liberté et plus d’espaces dans les choix des enjeux miniers en RDC. Les témoignages éloquents commencent à fuser de partout à travers le pays, selon lesquels, beaucoup de communautés locales congolaises jouissent désormais des revenus de leurs ressources naturelles.

 Fort de cette philosophie managériale l’Action pour le Développement a donc tenu à encourager cette femme d’exception parmi tant d’autres, qui font la fierté des institutions de la Rdc.

Mme Léonie  KIANGU, Responsable de la Cellule Organisation et Méthodes à l’ITIE/RDC, a fait observer que c’est une première depuis la création de l’ITIE/RDC qu’une femme soit honorée par un diplôme d’excellence. Et Mme Holenn le mérite bien, a-t-elle poursuivi, surtout qu’elle vient aussi d’être cooptée au Conseil d’administration de l’ITIE international.

Marie-Louise DJUMA, Responsable de la cellule de Communication, Relations publiques et Evénements à l’ITIE/RDC a, quant à elle, estimé que cet honneur fait à la femme vient à point nommé dans la mesure où la norme internationale 2019 de l’ITIE prévoit des dispositions quant à la représentation de la femme au sein du comité national d’abord, ainsi que dans les secrétariats nationaux et aussi au sein du conseil d’administration de l’ITIE international.

Pour sa part, Maître Théodore Mpiana Kabundi, Coordonnateur National Adjoint ai en charge de l’administration et des finances de l’ITIE/RDC,  a vivement remercié cette ONGD pour l’honneur faite à leur structure. « Quand on est sur le podium, on produit le spectacle, ce sont les spectateurs qui observent dans le moindre détail ce qui se fait. Nous vous en remercions sincèrement surtout qu’il s’agit d’un prix de la femme », a déclaré en substance le Coordaf Mpiana, avant d’inviter les autres femmes de l’ITIE/RDC à l’émulation.

 Il a, par ailleurs, invité celle qu’il a qualifié de « capitaine du bateau », à savoir Mme Holenn, à continuer sur la même lancée avec la même rigueur  et  le même souci d’apporter effectivement la transparence dans cette industrie.

Abordé par le comité directeur du jury, l’impétrant très émue, a laissé entendre que ses impressions sont celles de modestie et d’humilité. « Vous avez peut être vu ce que moi je ne voyais pas. Je vous dis simplement merci  et j’espère que cela va me donner la force de continuer à travailler rationnellement afin de produire les résultats escomptés que le public attend de moi », a-t-elle dit.

 Notons enfin que l’ONGD Action pour le Développement a, entre autre, pour mission d’encourager les femmes qui se sont distinguées dans différents domaines d’activités. Elle est à sa huitième édition du grand prix de la femme.

Cellule de communication ITIE/RDC

Une délégation de la Banque Mondiale en visite de travail éclair à l’ITIE-RDC

Mme Marie-Thérèse Holenn Agnong, Coordonnateur National a.i. de l’ITIE-RDC a reçu, vendredi  22 mars 2019, dans son cabinet de travail, une délégation de la Banque Mondiale composée de M. Jeffery HAWKINS, chercheur associé et Ambassadeur honoraire des États-Unis ainsi que de Mme Olivia RAKOTOMALALA, tous deux consultants à la Banque Mondiale.

Ces consultants de la Banque Mondiale sont venus se rendre compte de l’état de la mise en œuvre et recueillir les difficultés éventuelles que rencontre le processus ITIE quant à la perception de la transparence et de la bonne gouvernance en République Démocratique du Congo.

Comment est financé le processus ITIE en RDC ?

À cette interrogation de la Banque Mondiale, Mme Holenn, a répondu en ces termes : « Depuis un certain temps, nous fonctionnons avec des subventions du Gouvernement, qui arrivent chaque mois mais malheureusement à des dates imprécises. Toutefois, depuis l’avènement de l’actuelle Coordination que je dirige, il n’y a plus d’arriérés de versement desdites subventions. Certains bailleurs nous reviennent timidement. Tels sont les cas de la GIZ et de NRGI. Certes, certains bailleurs dont la Banque Mondiale sont restés réservés, voire réticents à cause du dysfonctionnement qu’a connu l’ITIE-RDC en 2016 et 2017. Avec la Banque Mondiale, le Secrétariat Technique avait élaboré en 2017, un document de travail qui n’a pas encore été financé jusque-là.  Ce document reprend quelques activités notamment, l’exécution de la feuille de route sur la propriété réelle et la publication du rapport pilote sur l’artisanat minier».

Un autre point  soulevé lors de cette rencontre a été la mise à niveau du Collège Gouvernement, c’est-à-dire, le renforcement des capacités de nouveaux membres du Comité Exécutif, au regard du changement de régime politique au pays.

Une autre difficulté de l’ITIE-RDC réside dans vérification des déclarations de certaines multinationales œuvrant en RDC. En effet, ce que les Maisons Mères déclarent aux bourses étrangères, à Londres ou Toronto par exemple, n’est pas forcément ce que leurs filiales installées en RDC déclarent à l’ITIE-RDC.

S’agissant des réformes insufflées par la mise en œuvre du processus ITIE en RDC, le Plan de Travail de l’ITIE-RDC prévoit un suivi par les parties prenantes de leur application effective dans le secteur extractif.

Pour ce qui est de l’implication de la Société civile dans la mise en œuvre du processus ITIE en RDC, il a été relevé qu’à ce jour cette dernière est très engagée et suit de près le processus car travaillant en étroite collaboration aussi bien avec les entreprises que le Gouvernement.

Édifiée par les réponses fournies par le Secrétariat Technique, la délégation de la Banque Mondiale a pris note des avancées et des difficultés sus énumérées.

 

                                                                                                                           Cellule de Communication ITIE-RDC

 

Visite du Coordonnateur zone Afrique centrale de la Coalition PCQVP à l’ITIE-RDC

Dans le cadre de l’une des missions principales de sa structure, notamment celle d’accompagner le processus ITIE, M. Éric Bazil, Coordonnateur Afrique centrale de la Coalition Publiez Ce que Vous Payez (PCQVP) et ancien membre du Groupe Multipartite de l’ITIE-Cameroun, a effectué une visite de travail au Secrétariat Technique de l’ITIE-RDC, mardi 26 mars 2019. 

L’objet principal de l’hôte de Mme Marie-Thérèse Holenn, Coordonnateur National a.i de l’ITIE-RDC, tient au fait que la section République Démocratique du Congo de la Coalition PCQVP envisage d’élaborer une feuille de route sur la transparence du secteur extractif congolais. Cette feuille de route, qui pourrait être intégrée dans le programme du Gouvernement, sera présentée au Chef de l’Etat Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo au cours d’une grande cérémonie.

Le Camerounais Éric Bizil est donc venu s’enquérir de la perception du Secrétariat Technique de l’ITIE-RDC par rapport à cette initiative de PCQVP-RDC.

Pour sa part, Mme Holenn a d’abord loué cette noble initiative qui vient à point, laquelle frise une bonne collaboration entre les deux structures et dont la correspondance y relative venait de lui être adressée tout récemment. Elle attend, pour ce faire, voir comment harmoniser ce projet de la coalition PCQVP avec le plan triennal de l’ITIE-RDC, déjà adopté depuis l’année dernière, avec bien sûr l’aval du groupe multipartite.

Voulant se rendre compte de l’implication de la Société civile congolaise dans la mise en œuvre du processus,  M. Bizil a été informé par les experts du Secrétariat Technique que du très bon niveau d’appropriation de l’ITIE par les acteurs de la Société civile. À titre d’exemple, Maître KATENDE de la Coalition PCQVP-RDC  a  présidé tous les travaux liés à l’élaboration du plan de travail triennal de l’ITIE-RDC et la Société civile, dans sa diversité, a démontré son engagement et son appropriation du processus à la délégation du Secrétariat International de l’ITIE en mission en RDC pour l’évaluation initiale de la validation.

Madame le Coordonnateur National a.i. a aussi fait part à cet ancien membre du Groupe Multipartite  de l’ITIE-Cameroun d’une autre grande activité que le Secrétariat Technique entend entreprendre incessamment, celle liée à la formation de nouveaux membres du Comité Exécutif.

 

                                                                                                                                   Cellule de communication ITIE-RDC

 

    

Les étudiants de l’Université Révérend KIM à l’école de l’ITIE

Le Secrétariat Général de l’Université  Révérend KIM a organisé, vendredi 22 mars 2019, un séminaire scientifique sur le thème : « La gestion des ressources naturelles et croissance pro-pauvres en RDC : enjeux économiques et politiques», à l’intention des étudiants de cet alma mater.

Ce forum, cofinancé par l’ITIE/RDC, a présenté la manière dont les ressources naturelles contribuent à la croissance économique, à la création des emplois, aux recettes d’exportation et aux rentrées fiscales.

 Au cours de cette activité, il a été présenté  un aperçu sur les politiques d’investissements susceptibles de stimuler la gestion des ressources naturelles dans l’optique d’une croissance économique pro-pauvres.

Au nom de Mme le Coordonnateur National  ai de l’ITIE/RDC, empêchée pour des raisons professionnelles, M. Liévin Mutombo, Expert Technique second Chargé  de  Collecte  des  données au sein de cette structure, a exposé sur « Ressources naturelles et croissance pro-pauvre en RDC : Contribution du secteur extractif à l’économie.»

Dans son introduction, l’exposant a, de prime abord, expliqué à ces universitaires,  le rôle de l’ITIE, qui est celui notamment d’instaurer la bonne gouvernance, de promouvoir  la rédévabilité et d’améliorer la  transparence des revenus des ressources naturelles dont il est question, à savoir : mines, hydrocarbures, gaz et forêt par extension.  A ce jour, déjà neuf rapports sur le secteur extractif ont été publiés par l’ITIE.

Pour ce qui est du processus de Validation, la RDC a fait l’objet de trois validations : la Première en 2010, la Deuxième en 2013 et la troisième  en 2014.

S’agissant des contraintes liées à la transparence et à la bonne gouvernance des ressources naturelles auxquelles se bute régulièrement l’ITIE/RDC, M. Liévin Mutombo a fait remarquer  d’emblée que tous les contrats portant sur les ressources naturelles, parmi lesquelles ceux relatifs à la cession des  participations de l’Etat ou des EP dans les entreprises privées ne sont pas souvent publiés dans le délai.

A l’en croire, une autre opacité est liée à la non maîtrise des statistiques de production et des exportations des produits miniers et pétroliers.

 De ce fait, il a invité l’Etat congolais au respect  des procédures de perception et des principes de gestion des recettes des ressources naturelles, au renforcement de la divulgation des affectations des revenus provenant des ressources naturelles  et des propriétaires réels des industries extractives ainsi qu’au renforcement de l’obligation de rendre compte.

Cellule de Communication/ITIE/RDC

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 Séminaire scientifique à l'Université Révérend KIM 22 mars 2019